LUC SAISON
Les dessins de Luc SAISON ne cherchent pas à représenter ce que l’oeil reconnaît. Ils tentent autre chose, plus fragile, plus insaisissable : ce que l’âme laisse filtrer lorsqu’elle cesse de se dissimuler derrière les formes. Peinture intuitive ou écriture spontanée, le geste précède la pensée. La main agit avant que le cerveau ne nomme. Ce n’est pas une recherche esthétique au sens classique, mais une manière d’entrer en contact avec ce qui ne se voit pas ; une tentative d’approcher la texture invisible de l’être. Les oeuvres ne représentent pas des portraits. Elles mettent en crise l’idée même de visage. Elles proposent non pas de voir, mais d’éprouver. Non pas de reconnaître, mais de ressentir.
MAXIME DUFOUR
Dans cette série, le corps masculin se tient dans une nudité qui n’a rien de spectaculaire. Il ne s’agit pas d’exhiber, mais de revenir à une origine : celle où le corps était langage avant d’être image. Les poses rappellent les statues grecques antiques, non pour en citer servilement les lignes, mais pour renouer avec cette idée première selon laquelle le corps peut incarner une pensée, une tension intérieure, une forme d’idéal. Comme les kouros archaïques ou les figures du classicisme hellénique, ces hommes se tiennent dans une verticalité qui dépasse leur simple présence physique. Ils ne posent pas : ils apparaissent. Il ne s’agit plus de capter le corps, mais de laisser affleurer ce qui, en lui, tremble et persiste au-delà de la forme. Une présence. Une trace. Une âme.
Dimanche 3 mai 2026 à partir de 11h30. 69, rue des Arts à Roubaix, performance musicale pendant le vernissage
Exposition visible : les samedis 9, 16 et 30 mai de 15 à 18h00, le samedi 23 mai de 15 à 23h00 et le dimanche 24 mai de 15 à 18h et sur rendez-vous : 06 15 79 18 25 (Luc Hossepied) - hossepiedl@gmail.com
30 avril 2026